Paris, le vendredi 9 avril 2010
Le conseil des Ministres du 31 mars 2010 a adopté un nouveau projet de loi sur l’immigration comportant des mesures de plus en plus restrictives à l’égard des étrangers, dont certaines concernent la rétention administrative.
Réunies en comité de pilotage, l’ASSFAM, la Cimade, Forum réfugiés, France terre d’asile et l’Ordre de Malte France, qui ont reçu pour mission d’intervenir dans les centres de rétention administrative pour aider les retenus à exercer effectivement leurs droits, dénoncent :
- La marginalisation du rôle du juge des libertés et de la détention (intervention tardive, contrôles restreints), rendant possible l’éloignement durant cinq jours sans aucun contrôle du juge pourtant garant de la procédure dans un Etat de droit ;
- L’allongement inutile de la durée de rétention de 32 à 45 jours, alors même que la quasi-totalité des mesures d’éloignement sont exécutées dans les dix premiers jours, source de souffrances supplémentaires pour les personnes concernées ;
- L’introduction de l’interdiction de retour, véritable bannissement administratif, dont le caractère quasi-systématique est contraire aux libertés fondamentales.
Christian LARUELLE pour l’ASSFAM
Laurent GIOVANNONI pour La Cimade
Julien PONCET pour Forum réfugiés
Pierre HENRY pour France terre d’asile
Alain DE TONQUEDEC pour l’Ordre de Malte France
Télécharger le Communiqué du 9 avril 2010 (PDF - 69.8 ko)
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Communiqué des cinq associations intervenant dans les centres de rétention (9 avril 2010)
Paris, le vendredi 9 avril 2010
Le conseil des Ministres du 31 mars 2010 a adopté un nouveau projet de loi sur l’immigration comportant des mesures de plus en plus restrictives à l’égard des étrangers, dont certaines concernent la rétention administrative.
Réunies en comité de pilotage, l’ASSFAM, la Cimade, Forum réfugiés, France terre d’asile et l’Ordre de Malte France, qui ont reçu pour mission d’intervenir dans les centres de rétention administrative pour aider les retenus à exercer effectivement leurs droits, dénoncent :
- La marginalisation du rôle du juge des libertés et de la détention (intervention tardive, contrôles restreints), rendant possible l’éloignement durant cinq jours sans aucun contrôle du juge pourtant garant de la procédure dans un Etat de droit ;
- L’allongement inutile de la durée de rétention de 32 à 45 jours, alors même que la quasi-totalité des mesures d’éloignement sont exécutées dans les dix premiers jours, source de souffrances supplémentaires pour les personnes concernées ;
- L’introduction de l’interdiction de retour, véritable bannissement administratif, dont le caractère quasi-systématique est contraire aux libertés fondamentales.
Christian LARUELLE pour l’ASSFAM
Laurent GIOVANNONI pour La Cimade
Julien PONCET pour Forum réfugiés
Pierre HENRY pour France terre d’asile
Alain DE TONQUEDEC pour l’Ordre de Malte France
Télécharger le Communiqué du 9 avril 2010 (PDF - 69.8 ko)
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