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« Si l’ethnographie qui est affaire de patience, d’écoute, de courtoisie et de temps, peut encore servir à quelque chose, c’est d’apprendre à vivre ensemble. »

Parce qu’elle trouvait certainement notre association dans la ligne de ses engagements, Germaine Tillion lui a apporté son soutien dès 1957. Sa longue présence au sein du conseil d’administration et jusqu’à ses derniers jours sa qualité de membre d’honneur, sont le signe qu’il nous faut méditer et toujours actualiser de l’intérêt constant qu’elle portait aux deux cotés de la Méditerranée, au-delà des épiphénomènes, comme seule pouvait le faire, en profondeur, une femme de réflexion et d’action.
Denise Vernay, Présidente d’honneur de l’association, qui fût si proche d’elle dans ses combats et ses engagements, évoquerait mieux que nous sa rectitude intellectuelle et morale, qui la conduisait toujours, quoi qu’il en coûte, à se situer du « bon côté » dans des circonstances qui exigeaient tout à la fois, clairvoyance, fidélité et courage.
« Il suffit d’une seconde pour que la vie bascule. Mais, ajoutait-elle, le choix étant fait, il faut s’y tenir », c’est ce qui s’appelle traduire en actes ses convictions. Et, comme tous ceux qui l’ont connue, il nous faut garder d’elle, cet exemple de lucidité, d’humilité, de courage, de respect de la culture des autres particulièrement de celles du monde musulman, et ce sens de l’engagement qu’elle conserva jusqu’à son dernier souffle.
Le conseil d’administration et le personnel de l’A.S.S.FA.M. s’associent au chagrin et au deuil de sa famille et de ses très proches amis. Ils leurs adressent, avec gratitude pour l’œuvre accomplie, leurs très sincères condoléances.
Jean-Marie PAUTI,
Président de l’ASSFAM
Hommage de l’ASSFAM à Germaine TILLION « Si l’ethnographie qui est affaire de patience, d’écoute, de courtoisie et de temps, peut encore servir à quelque chose, c’est d’apprendre à vivre ensemble. »

Parce qu’elle trouvait certainement notre association dans la ligne de ses engagements, Germaine Tillion lui a apporté son soutien dès 1957. Sa longue présence au sein du conseil d’administration et jusqu’à ses derniers jours sa qualité de membre d’honneur, sont le signe qu’il nous faut méditer et toujours actualiser de l’intérêt constant qu’elle portait aux deux cotés de la Méditerranée, au-delà des épiphénomènes, comme seule pouvait le faire, en profondeur, une femme de réflexion et d’action.
Denise Vernay, Présidente d’honneur de l’association, qui fût si proche d’elle dans ses combats et ses engagements, évoquerait mieux que nous sa rectitude intellectuelle et morale, qui la conduisait toujours, quoi qu’il en coûte, à se situer du « bon côté » dans des circonstances qui exigeaient tout à la fois, clairvoyance, fidélité et courage.
« Il suffit d’une seconde pour que la vie bascule. Mais, ajoutait-elle, le choix étant fait, il faut s’y tenir », c’est ce qui s’appelle traduire en actes ses convictions. Et, comme tous ceux qui l’ont connue, il nous faut garder d’elle, cet exemple de lucidité, d’humilité, de courage, de respect de la culture des autres particulièrement de celles du monde musulman, et ce sens de l’engagement qu’elle conserva jusqu’à son dernier souffle.
Le conseil d’administration et le personnel de l’A.S.S.FA.M. s’associent au chagrin et au deuil de sa famille et de ses très proches amis. Ils leurs adressent, avec gratitude pour l’œuvre accomplie, leurs très sincères condoléances.
Jean-Marie PAUTI,
Président de l’ASSFAM

Jeudi 24 avril 2008, en l’église du Saint-Esprit à Paris, ont eu lieu les obsèques de Germaine Tillion, en présence de nombreux anciens résistants et amis.
L’ASSFAM était représentée par Denise Vernay, Présidente d’honneur, Jacques Raison, Secrétaire général, Elisabeth Dognin, Trésorière adjointe, Nicole Leblond, administratrice, Christian Laruelle, Directeur et Chantal Hénocque, Directrice adjointe.
Etaient également présents le Président de la République et plusieurs ministres.
Devant le cercueil recouvert du drapeau tricolore, ses insignes de Grand-croix de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite étaient exposés sur des coussins.
Au début de la cérémonie, Stéphane Hessel, ancien résistant, a rendu hommage à la " profonde et essentielle humanité dont Germaine Tillion nous a donné un lumineux exemple en refusant l’Occupation " et a rappelé le soutien de la résistante aux sans-papiers de Saint-Bernard, il y a onze ans, qui a " incarné la France de la liberté, de la justice et de la solidarité."
Deux chants, interprétés a capella, ont entrecoupé la lecture de textes de Germaine Tillion sur la résistance, l’Algérie et aujourd’hui. Le premier chant était extrait de l’opérette qu’elle a écrite en déportation à Ravensbrück " Verfügbar aux enfers ". Le second, " La parole ", un chant des Aurès, était interprété par la chanteuse berbère Markounda.
Dans un des textes lus, Germaine Tillion disait : " Dire non, c’est une affirmation positive. Cela veut dire non à l’assassinat, aux crimes, à la peine de mort." Il a également été rappelé que Geneviève Anthonioz-de Gaulle lui avait dit en lui remettant la Légion d’Honneur en décembre 1999 : " Tu nous as appris la reconnaissance de la valeur et de la dignité de chacun d’entre-nous."
La partie religieuse de la cérémonie a été présidée par le Père Alain-Christian Leraitre qui connaissait Germaine Tillion. Il a invité à ne pas réduire cette femme de courage et de conviction à un seul de se multiples combats mais à " saisir sa trajectoire dont elle pensait qu’elle mène à Dieu."
Anise Postel-Vinay, compagne de déportation, a lu un extrait de la première lettre de Saint-Paul aux Corinthiens dans laquelle l’apôtre rappelle que " l’amour ne se réjouit pas de l’injustice mais trouve sa joie dans la vérité." Puis le célébrant a lu un extrait de l’Evangile de Saint-Matthieu se terminant par cette citation du Christ : " dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait."
Au cours de la prière universelle, Marie Fillet, également compagne de déportation, a demandé comme intention : " de nous donner la force d’accueillir les étrangers et de garder les sans-papiers dans une France pleinement la patrie des Droits de l’Homme" et d’ajouter " l’étranger n’est pas seulement l’instrument de notre enrichissement."
A la sortie du cercueil de l’église, des applaudissements ont retenti de la foule pour saluer une dernère fois cette " combattante de l’intelligence " comme l’avait nommée une de ses amies au cours de la cérémonie.
Germaine Tillion a été ensuite inhumée dans la plus stricte intimité dans un cimetière d’Ile-de-France.
L’ASSFAM aux obsèques de Germaine TILLION Jeudi 24 avril 2008, en l’église du Saint-Esprit à Paris, ont eu lieu les obsèques de Germaine Tillion, en présence de nombreux anciens résistants et amis.
L’ASSFAM était représentée par Denise Vernay, Présidente d’honneur, Jacques Raison, Secrétaire général, Elisabeth Dognin, Trésorière adjointe, Nicole Leblond, administratrice, Christian Laruelle, Directeur et Chantal Hénocque, Directrice adjointe.
Etaient également présents le Président de la République et plusieurs ministres.
Devant le cercueil recouvert du drapeau tricolore, ses insignes de Grand-croix de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite étaient exposés sur des coussins.
Au début de la cérémonie, Stéphane Hessel, ancien résistant, a rendu hommage à la " profonde et essentielle humanité dont Germaine Tillion nous a donné un lumineux exemple en refusant l’Occupation " et a rappelé le soutien de la résistante aux sans-papiers de Saint-Bernard, il y a onze ans, qui a " incarné la France de la liberté, de la justice et de la solidarité."
Deux chants, interprétés a capella, ont entrecoupé la lecture de textes de Germaine Tillion sur la résistance, l’Algérie et aujourd’hui. Le premier chant était extrait de l’opérette qu’elle a écrite en déportation à Ravensbrück " Verfügbar aux enfers ". Le second, " La parole ", un chant des Aurès, était interprété par la chanteuse berbère Markounda.
Dans un des textes lus, Germaine Tillion disait : " Dire non, c’est une affirmation positive. Cela veut dire non à l’assassinat, aux crimes, à la peine de mort." Il a également été rappelé que Geneviève Anthonioz-de Gaulle lui avait dit en lui remettant la Légion d’Honneur en décembre 1999 : " Tu nous as appris la reconnaissance de la valeur et de la dignité de chacun d’entre-nous."
La partie religieuse de la cérémonie a été présidée par le Père Alain-Christian Leraitre qui connaissait Germaine Tillion. Il a invité à ne pas réduire cette femme de courage et de conviction à un seul de se multiples combats mais à " saisir sa trajectoire dont elle pensait qu’elle mène à Dieu."
Anise Postel-Vinay, compagne de déportation, a lu un extrait de la première lettre de Saint-Paul aux Corinthiens dans laquelle l’apôtre rappelle que " l’amour ne se réjouit pas de l’injustice mais trouve sa joie dans la vérité." Puis le célébrant a lu un extrait de l’Evangile de Saint-Matthieu se terminant par cette citation du Christ : " dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait."
Au cours de la prière universelle, Marie Fillet, également compagne de déportation, a demandé comme intention : " de nous donner la force d’accueillir les étrangers et de garder les sans-papiers dans une France pleinement la patrie des Droits de l’Homme" et d’ajouter " l’étranger n’est pas seulement l’instrument de notre enrichissement."
A la sortie du cercueil de l’église, des applaudissements ont retenti de la foule pour saluer une dernère fois cette " combattante de l’intelligence " comme l’avait nommée une de ses amies au cours de la cérémonie.
Germaine Tillion a été ensuite inhumée dans la plus stricte intimité dans un cimetière d’Ile-de-France.
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Association Service Social Familial Migrants
Siège :
5, rue Saulnier
75009 Paris
Tél: 01.48.00.90.70
Fax: 01.45.23.38.07
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